La biodiversité lanaudoise ne se limite pas aux espèces que l’on aperçoit dans un parc, une forêt, un champ ou une tourbière. Elle dépend aussi des liens qui permettent à ces espèces de se déplacer entre les milieux naturels. C’est ce qu’on appelle la connectivité écologique : la capacité du territoire à maintenir des passages fonctionnels entre les habitats essentiels à la faune et à la flore.
Cet été, la FiCEL invite la population à observer la nature avec ce regard nouveau. Au fil d’une campagne estivale diffusée sur les médias sociaux, la FiCEL et ses partenaires du Réseau écologique lanaudois proposeront une tournée virtuelle de différents milieux naturels de la région. Du Grand Coteau aux grands espaces de la Matawinie, en passant par les paysages agricoles, les rivières, les parcs régionaux et les tourbières, chaque publication mettra en lumière un territoire, des espèces à observer et le rôle que ces milieux peuvent jouer dans un réseau écologique régional.
Un boisé en milieu agricole, une bande riveraine, une haie brise-vent, un parc urbain, une forêt mature ou un milieu humide peuvent servir de refuge, de halte ou de passage. Pour certaines espèces, ces milieux forment une chaîne discrète mais essentielle entre les lieux d’alimentation, de reproduction, de repos et d’abri. Lorsque ces liens se fragilisent, les déplacements deviennent plus difficiles et les populations animales ou végétales plus vulnérables.
La campagne s’inspire de l’esprit des bioblitz : observer, identifier et documenter les espèces présentes dans un milieu. Il n’est pas nécessaire d’être biologiste pour participer. Un chant d’oiseau, une empreinte, une tortue au soleil, une libellule ou une chauve-souris au crépuscule peuvent devenir des indices précieux sur la richesse du vivant et sur les milieux qui soutiennent ses déplacements.
Les citoyennes et citoyens sont invités à partager leurs observations sur Facebook ou notamment à l’aide de plateformes comme iNaturalist. Ces données peuvent contribuer à enrichir les connaissances sur la biodiversité régionale et à soutenir le travail des organismes engagés dans la conservation.
Observer la nature, c’est donc aussi apprendre à voir les liens qui relient les milieux. Cette campagne ouvre la voie à la tournée régionale sur la connectivité écologique, qui permettra d’aller plus loin dans la compréhension des corridors écologiques et des actions possibles pour maintenir un territoire vivant, fonctionnel et résilient.